Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Catholicisme apparensiste ou dit "sédévacantiste" Catholicisme des origines, exégèse, philosophie, théologie, philosophie politique, histoire politique

Publicité

Julius Evola le Chaos traditionnel -4

  SUITE  

Tout le paganisme a servi de voie d'accès à un monde supra-conscient. 
Il ne peut plus être ressuscité pour les temps futurs: - en tant que religion civique d'un Etat regénéré ; - et en tant que sagesse ; cela supposerait pouvoir croire sincèrement aux divinités du paganisme;  la croyance sincère en des créatures devenues immortelles, est incompatible avec l'agnosticisme et a fortiori avec l'athéisme. La philosophie n'a laissé aucune possibilité sérieuse d'accorder du crédit au panthéon païen. 

Comment prétendre sur le plan méthodologique d'une part qu'un simple vernis de christianisation aurait rompu essentiellement la paganisation qui serait pourtant consusbstantielle à chaque ethnie?
Le néo-paganisme, qui repose au mieux sur le panthéisme ou souvent sur le monisme a cosmique négateur du monde extérieur où le néant et l'existant se fondent dans un infini luciférien, n'est qu'une grossière contrefaçon moderne du paganisme historique.
En philosophie, Platon serait compatible avec la résurgence de ce spécieux néo-paganisme., mais non le matérialisme de Parménide, ou de Lucrèce qui professent que la structure atomique de ''univers est sans commencement et sans fin. .
Les "Immortels" sont impossibles dans le matérialisme; des créatures devenues immortelles n'existent pas selon les lois de la physique de la chimie et de la biologie.  Le panthéon consiste en une généalogie, une dynastie, Apollon est le fils de Zeus, donc immortel. Hercule son fils "bâtard"...

   

Voir plus bas,  un extrait de la lettre XIII de Mgr Jean Joseph Gaume, qui écrivait il y a 150 ans, au sujet de la "Situation" (vol des Etats pontificaux)

Alors que pour les disciples d'Evola, la décadence contemporaine est stigmatisée comme étant l'arrière - fruit d'une doctrine chrétienne qui serait à la fois une preuve de faiblesse, une doctrine exogène, qui aurait seulement verni une mentalité viscéralement "païenne" mais qui aurait réussi l'exploit contradictoire d'abattre le pseudo-apogée de la civilisation humaine.

Or cet auteur affirme exactement le contraire ! la putréfaction mondialiste dont l'Hexagone est un raccourci particulièrement hideux est en réalité la tragique et sinistre résurrection de l'Empire Païen ! trait pour trait.

on ne peut nier la valeur d'un de ses arguments éclatantes parmi cent, celui qui concerne le culte moderne et obsessionnel, du sacrifice humain, qui est en premièrel ligne: avec les génocides de Vendée, des guerres de la république et de Napoléon , des deux guerres mondiales, avec  l'auto-génocide indivividuel promu par le Nouvel Empereur Mondial (avortement, euthanasie, repentance, la drogue, l'inculquation de la honte identitaire, le malthusianisme sous toutes ses formes sociales )

 

Or, vous le savez, il fut dans la vie de l'Europe une époque, où, malgré le péché originel et ses conséquences inévitables,
l'ordre social tout entier posait sur le christianisme. Idées, lois, institutions, arts, fêtes, langage : le christianisme
pénétrait tout de son esprit, imprimait son cachet à tout
.

C'est un fait.

Toutes les positions que le christianisme occupait, un maître nouveau les occupe aujourd'hui. Il règne dans les idées,
dans les lois, dans les institutions, dans les arts, dans les fêtes, dans le langage.
C'est un autre fait.



De ce double phénomène quelle est la cause ? D'abord, quel est ce Maître nouveau, cet Usurpateur audacieux qui
pousse le christianisme l'épée dans les reins, qui tient la société à la gorge et qui menace de l'étouffer, en lui coupant la
respiration de la foi ? S'il refuse de se nommer, connaissez-le à ses oeuvres. Examinée de près, l'Europe actuelle, l'Europe
sur laquelle il règne, n'est ni luthérienne, ni calviniste ; elle n'est ni protestante, ni juive, ni mahométane :

elle est quelque chose de plus, ou, si vous voulez, quelque chose de moins. Ce plus ou ce moins qu'est-il ?
De lui-même il se définit par ses grands caractères.

A SUIVRE

 

Aux jours de l'Église naissante, Satan régnait pleinement sur le
monde. Son règne se résumait dans une triple apothéose.

Apothéose de la raison. Plus de croyances fixes ; contradictions universelles ; égalité de toutes les religions devant
la loi ; admission de tous les dieux au même Panthéon ; moqueries perpétuelles de la foi, des usages, des moeurs et des
traditions des ancêtres.

Apothéose de la chair. Culte universel des sens par le luxe du vêtement, du logement, de la nourriture et de tous les
genres de voluptés ; par une civilisation matérielle très avancée et mise au service de toutes les concupiscences ; par la
littérature et la poésie, par les théâtres et par les arts, chantant, glorifiant, reproduisant en marbre, en bronze, en statues
et en tableaux, toutes les infamies des dieux et des hommes, les plaçant avec honneur dans les palais, sur les places
publiques, dans les jardins, dans les maisons particulières, aux parois, aux plafonds, sur le sol et partout.

Apothéose de la volonté. En haut, tout pouvoir temporel et spirituel, concentré dans un homme régnant au gré de
ses caprices, sans contrôle au ciel ni sur la terre. En bas, l'adoration servile du Divus Imperator. Partout haine du christianisme,
proclamateur des droits de Dieu et principe de la liberté ; haine du chrétien, serviteur de Dieu et apôtre de la
liberté ; haine du christianisme et du chrétien, se révélant par l'injure, par la calomnie et arrivant jusqu'au carnage.

Tel fut, dans ses grands caractères, le règne de Satan sur le monde païen, aux derniers jours de son existence.
Reprenez, cher ami, chacun de ses caractères. Étudiez-les avec soin, et voyez si l'histoire des nations chrétiennes offre
une seule époque, la nôtre exceptée, dans laquelle ait reparu, avec ses grandes manifestations, cette triple apothéose.

Qu'est-ce que tout cela ? Sinon l'ancien paganisme, revenu dans le monde, et auquel il ne manque pour être
complet que la forme plastique
. A moins de fermer volontairement les yeux à la lumière, il n'y a pas à s'y méprendre :         
l'Usurpateur que nous avons à combattre, est le même que le christianisme naissant trouva roi et dieu de ce
monde. Pour nous, comme pour nos premiers pères, la vraie lutte n'est pas contre des hommes de chair et de sang,
mais contre les puissances de l'air, contre les esprits du mal, redevenus les recteurs de ce monde de ténèbres.
Cela posé, quelle est la nature de la guerre que nous avons à soutenir ? Évidemment c'est une réaction antipaïenne.
Toute autre guerre est aveugle, stérile, malheureuse. L'envahissement du paganisme est universel, incessant.La réaction doit être universelle, incessante. Telle est la grande, l'unique nécessité de notre époque. La société peut
vivre sans chemins de fer, sans télégraphes électriques, sans journaux, sans canons rayés, et même sans Chambres
législatives, muettes ou parlantes ; mais au point où elle en est, elle ne peut pas plus se passer d'une réaction antipaïenne,
que de pain pour se nourrir ou d'air pour respirer. Pour elle, c'est à la lettre une question de vie ou de mort.
Reste maintenant à savoir par quel mystère l'antique tyran de l'humanité se retrouve, après mille ans d'expulsion,
tout vivant et tout puissant au sein des nations chrétiennes ?
Cette question sera le sujet de ma première lettre.
Tout à vous.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article