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Catholicisme apparensiste ou dit "sédévacantiste" Catholicisme des origines, exégèse, philosophie, théologie, philosophie politique, histoire politique

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la "crise" de l'esprit maurrassien ?

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQirqR84sCS2QPiXtqc-j2l9dA5thOiu-tUXmg_W_qA5ogbk6szSi Mgr Lefebvre n’a pas lu Maurras, pourquoi le cite-t-il à plusieurs reprises dans Ils L’ont découronné ?

De plus, jamais je ne dis que Mgr Lefebvre était maurrassien, mais qu’il a été influencé par Maurras. Il ne faut pas oublier que son père était membre de la Ligue d’Action française. Il y a aussi son passage au Séminaire français de Rome, alors véritable « séminaire d’Action française », comme je le décris dans le livre, en particulier sous l’influence des PP. Le Floch et Billot.

Il est d’ailleurs clair qu’une bonne partie des catholiques de l’époque ont été séduits par le maurrassisme qui reprend une partie des théories de Maistre et Bonald, se pose en monarchiste et en contre-révolutionnaire. Quitte à ignorer ses prises de positions contraire au catholicisme. Au fond, Maurras ne voit l’Eglise que comme un moyen de conserver un certain « ordre intellectuel et moral » à la société, alors que l’Evangile est « source d’anarchie ». [selon le sourd! ndr]

Alors, bien sûr, Mgr Lefebvre ne reprend pas ces thèses là. Mais il reste imprégné d’un esprit maurrasien que le P. Léon Merklen, rédacteur en chef de La Croix a très bien décrit dès 1928 : « esprit d’Action française, esprit d’arrogance, de rudesse, de critique et d’indépendance universelles, esprit d’anticléricalisme surtout ».

En fait, ce que l’intégrisme catholique a repris à l’Action française, c’est une méthode que décrit très bien le P. Congar :
« attacher, sans se corriger jamais, une étiquette dépréciative à ses adversaires ;
amalgamer ce qu’on déteste dans la globalité d’un terme qui fait l’objet d’une répulsion affective sans nuance ;
maintenir qu’on a raison, au prix parfois d’un esprit procédurier ;
être convaincu qu’il existe un complot des méchants, qu’une conspiration “judéo-maçonnique” ou communiste s’est ouvert des accès dans l’Église, y est active, y fomente une subversion interne. »
    (lu sur le Forum catholique de XA le 23 avril 2008 )


En conséquence, selon Nicolas Senèze, le maurrassisme, en dehors de son système, qui serait cohérent , susciterait dans ses marges, un "esprit", , - ici dans l'Eglise - , mais plutôt "un mauvais sentiment",
Et un sentiment, contre des sentiments bons, ou neutres, provenant du camp d'en face, mais que les maurrassiens prétendraient être mauvais, et ce bien à tort.   
Donc les bons traditionalistes "Ed", libéraux-conservateurs, tradi-conservateurs, pourraient respirer : "nous sommes dans le camp des bons, pas dans celui des détraqués et des pervers"...


En fait, tout simplement il me paraît que le maurrassisme est nul et non avenu, ou plutôt non avenu, et nul !

- Le maurrassisme est non avenu, en politique ,et en histoire, pourquoi ?

Son influence sur la 1°moitié du 20ième s a été désastreuse, car il a nourri de mauvais sentiments chez ses adeptes ! (on le constate en lisant un forum nationaliste par exemple aujourd'hui encore...)
Et ces mauvais sentiments ne sont que des réactions contre de mauvais sentiments opposés, car appartenant au camp adverse tout simplement.

Mais comme de plus, le camp d'en face, la Révolution est triomphante, alors le maurrassisme est le pire de nos ennemis.
Il est une des causes majeures de la diabolisation nécessaire à son instrumentalisation par la Révolution, en tant que ressort réactionnaire donc primordial qu'elle en fait dans son oeuvre de destruction-matérialisation-imposition. La 2ième moitié du 20° assoit son utopie menteuse et nihiliste sur cette diabolisation !


- En fait, s'il est non avenu, c'est que le maurrassisme est nul intellectuellement, et vain politiquement.

Car il ne s'agit pas de répondre, au moyen de mauvais sentiments, de nature "réactionnaires" et contre-révolutionnaires , à des mauvais sentiments révolutionnaires.

Sinon, l'on devient "coupable", pour le Système, de fautes et d'erreurs qui n'existent que parce qu'on accepte  précisément les critères d'erreur et de fautes imposées par la Révolution elle même, et parce que l'on méprise les critères d'erreur et de fautes d'un autre système, - le seul système alternatif en définitive, -qui est l'étendard intellectuel et culturel de la Chrétienté.

L'on devient faussement coupable, dans, - mais aussi par, et pour -  le système,  de prétendues défaillances et de faux égarements.  L'on en devient non seulement le bouc émissaire, mais la tête de Turc volontaire et masochiste.  

En réalité il faut comprendre, et faire comprendre à ceux qu'on prétend dominer par le prestige du génie politique, que les mauvais sentiments révolutionnaires ne sont que les produits inexorables d'une idéologie folle, menteuse, et assassine qui est la REVOLUTION et ses valeurs intellectuelles et morales tout court.

Or au premier rang desdites valeurs sont l'athéisme, et les cultes qui lui sont adjaçants : le culte de l'homme, que cet homme soit l'individu nomade de Rousseau ou de Condorcet ou l'individu enraciné et communautaire des Maistre, Barrès et Maurras.  

Et voilà pourquoi il existent encore aujourd'hui des lepénistes et quelques contre-révolutionnaires qui leur courent désèspérement après...

Enfin , il suffit de comprendre ce qui est contenu dans les principes premiers du maurrassisme pour mesurer la nullité de cette idéologie anti-chrétienne.


SIDONIUS APPOLINARUS

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