Catholicisme apparensiste ou dit "sédévacantiste" Catholicisme des origines, exégèse, philosophie, théologie, philosophie politique, histoire politique
LA SURPRENANTE "IMPOSSIBILITE INTELLECTUELLE"
de l'énigmatique et étrange abbé Grégoire CELLIER
par LUERNOS.
Aux terme de son petit ouvrage « LA PAILLE ET LE SYCOMORE » l’abbé Grégoire CELLIER sous le pseudonyme de Paul SERNINE accable Etienne COUVERT, de cinglants sarcasmes et d’attaques personnelles dont la virulence n’atténue pas cependant la faiblesse d'une très étonnante et étrange argumentation qu’il croit opposer à cet auteur dont l’unique tort est d’aboir baptisé de « gnose » tout un courant de pensée, que la métaphysique, la philosophie, l’histoire des idées, les théologies, la spiritualité, et les sciences humaines ont amplement défini les contours permanents au cours de siècles.
Voici donc ci après cité intégralement, le point central de ce qui est censé être une démonstration, dans ce pamphlet où l’esprit de polémique ne peut suppléer à la faiblesse du raisonnement Qu’on en juge par soi-même.
L'impossibilité intellectuelle
A cette affirmation, outre l'argument du « silence du Magistère », nous opposons ce que nous appelons l'argument de « l'impossibilité intellectuelle et psychologique ». Il s'agit de constater que rénumération de tous les noms de doctrines et de personnes censées appartenir à la « gnose » représente une telle amplitude et une telle diversité qu'il est absolument impossible de les regrouper sérieusement en un seul courant d'idées suffisamment déterminé pour en tirer des conclusions valides. Il y a là une énormité psychologique, une invraisemblance intellectuelle. Diversité dans le temps : comment imaginer que la Tour de Babel puisse former une réelle unité avec Pythagore au VIe siècle avant J.C., avec Platon au IVe siècle avant J.C., avec les Esséniens au temps de Notre Seigneur Jésus-Christ, avec les ariens au IVe siècle, l'islam au VIIe siècle, Maître Eckart au XIIIe siècle, la Renaissance aux XVe et XVIe siècles, Spinoza au XVIIe siècle, le romantisme au XIXe siècle, la psychanalyse au XXe siècle et Borella en notre temps ? Diversité dans l'espace et la civilisation : les Sabelliens sont orientaux, les néo-platoniciens sont orientaux, grecs et latins, Dante est italien, Maître Eckart est allemand, la Kabbale est juive, l'islam est arabe et turc, le New Age est américain, Ronsard est français, le brahmanisme est hindou, comme le bouddhisme qui est également japonais et chinois, la franc-maçonnerie est anglaise, la psychanalyse est autrichienne, etc. Diversité dans les doctrines et les mentalités : comment identifier sérieusement le New Age, de conception si typiquement américaine, avec l'islam, religion de guerriers primitifs du désert, avec le manichéisme, syncrétisme de l'Asie occidentale, avec le GRECE, courant de pensée issu du militantisme d'Algérie française, avec la théosophie, escroquerie montée de toutes pièces par des charlatans avérés, avec les Esséniens, secte piétiste juive de la fin d'Israël, avec Joseph de Maistre, philosophe de la Contre-Révolution, avec le cardinal Bessarion, humaniste byzantin, avec le marxisme, mouvement révolutionnaire de l'expansion industrielle, avec Dante, disciple de saint Thomas ? Éclatement dans les sous-groupes : qui ne connaît les disputes des psychanalystes, les féroces luttes de tendance des marxistes, les multiples écoles islamiques, les divers bouddhismes du Petit et du Grand Véhicule, les franc-maçonneries antagonistes, les excommunications réciproques des surréalistes, les invraisemblables variations des ariens, le foisonnement de la Renaissance et de l'humanisme, les courants romantiques, les chapelles théosophiques ?
1.-On observe que l’Abbé CELLIER, intellectuel officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, tente de soumettre un ensemble de doctrines de tous ordres, de multiples et diverses théories, systèmes, utopies, religions, doctrines, à une quadruple grille de lecture des plus étranges. Il invoque la diversité des époques auxquelles chacune d’entre elles est apparue comme le premier empêchement dirimant à une analyse permettant de repérer en chacune d’elle des notions similaires, semblables, analogues, ou identiques. Ignorerait -t ‘il la notion de généalogie intellectuelle ? qu’il discerne dans l’écoulement des temps, une ligne de démarcation conceptuelle infranchissable ?. Il oppose de même la disparité des cultures où sont nées lesdites théories, mais alors a aurait-i il épousé les hypothèses, mises à la mode par son ami, l’anti-chrétien militant, Alain de Benoist, de l’ethno-differentialisme voltairien ? L’appartenance à tels race, peuple, ethnie, tradition, culture, bâtirait pareillement un rempart infranchissables au déploiement des modes de pensées humaine et de la logique ? Il relève encore la différence entre les doctrines et les psychologies, semblant ainsi faire des premières de nature conjoncturelles, le reflet conditionné des secondes structurantes. Et ensuite il distingue encore des sous-groupes au sein de ses doctrines. Il ne s’agit pas de nier la diversité totale des théories citées, puisque que Etienne COUVERT n’a jamais confondu des systèmes, des théories, ou des doctrines, appartenant à des domaines aussi distincts que l’art, la religion, la politique, la philosophie, etc.
2.- Il s’agit au contraire, de procéder à une analyse au sein de toute théorie, donnant lieu, et parfois, servant de prétexte à l’exposé de la théorie du supra-intellectualisme, et que Jean VAQUIE et Etienne COUVERT ont qualifié sous le terme générique de « gnose ». Or l’abbé CELLIER ne sait que fonder son raisonnement sur cette seule imprécision de langage « gnose » comme le prouve son sophisme d’ « impossibilité intellectuelle »
3.- En réalité, il faut étudier l’ensemble des doctrines citées par exemple par lui, quelque sont l’ordre de la connaissance auxquelles elles appartiennent, et y analyser ce qui appartient à la philosophie supra-intellectualiste. Ensuite on peut procéder à une synthèse des principes de cette philosophie épars dans les théories étudiées, synthèse qui doit être précisée dans le temps par la mise à jour de certaines généalogies souvent partielles entre les diverses doctrines au cours du temps, de certaines similitudes entre théorie d’aires culturelles différentes, de parentés philosophiques enfin entre des disciplines d’ordre distincts.
4.- Dès lors on parvient aisément à une vision synthétique d’un courant, d’un mouvant supra intellectualiste qui étend ses ramifications avec la superbe insolence d’un sycomore. Il suffit de lire le moindre traité, la moindre revue consacrée à ce courant de pensée, pour qu’un sycomore hermétiste, aussi bien immense que millénaire, se sentant à l’abri par l’ignorance du grand nombre, et protégé par quelques esprits faux, est une pure réalité observable. Certes il faut mais il suffit d’ôter les termes de gnose, de contre-église, et laisser ces termes aux professionnels qui ont fait de la Tradition leur fonds de commerce mondial .
LUERNOS 3 juin 2007