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Catholicisme apparensiste ou dit "sédévacantiste" Catholicisme des origines, exégèse, philosophie, théologie, philosophie politique, histoire politique

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les sacres épiscopaux sont invalides

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 En 2008, Mgr procède à des sacres valides, quoique illicites.

 Figure emblématique de la grande détresse de l'Eglise catholique depuis Vatican 2

 

 

LE RITE de MONTINI-PAUL VI relatif aux SACRES EPISCOPAUX est  INVALIDE  

par LUERNOS.

 

 

1.- M. l'abbé Anthony CAKADA a publié , www.traditionalmass.org une étude relative à la validité du nouveau rite promulgué lors des sacres des Evêques. Ses arguments sont convaincants. Ils sont établis sur des faits historiques, et ils sont fondés en logique théologique. La réfutation qu'a cru en opérer le Frère Marie Pierre OP d'Avrillé, n'est pas sérieusement argumentée. Elle n'entame d'aucune manière les raisons de caractère historique, scripturaire, théologique, que l'auteur développe.

  

2.- Aux arguments de l'abbé CEKADA, j'y ajouterais un élément extrinsèque, qui revêt une portée générale.

Le concile Vatican 2 a servi de prétexte à la création d'une nouvelle religion exigée par les nouveaux gouvernants du monde moderne, officiellement au nom de la tolérance, du progrès et de la solidarité. Dans le cadre précis de cette élaboration, aussi méthodique et opiniâtre que masquée, tous les sacrements de l'Eglise catholique sans exception ont changé de nature. Le Sacre épiscopal en désigne l'exemple le plus percutant, car de lui dépend en dernier ressort la survie surnaturelle, de droit commun, de l'Eglise. Car malgré toutes les apostasies en cours, Dieu maintient la vie surnaturelle au sein de son Eglise, comme dans un service d'urgence, et ceci malgré toutes les machinations et fourberies conciliaires survenues depuis 1958.

En réalité, le nouveau rite du Sacre a dû être, et a été, rendu conforme à la croyance des nouveaux évêques, croyance étrangère à la Foi (Certitude) catholique,  qui est fondée sur la vérité historique de Jésus, et à sa Transcendance absolue par rapport à l'univers. Le rite est donc devenu une manifestation symbolique simplement attachée à la nomination administrative d'un pasteur de la nouvelle religion tolérante, progressiste, et solidaire.  

 

3.- Un autre argument, également de caractère extrinsèque, par rapport aux motifs invoqués par l' Abbé Cékada, a trait à la nature savante et falsificatrice du rite ayant été purement et simplement substitué au rite du sacre des origines.  A titre de similitude, la dénaturation de la sixième invocation du "Pater" si intelligemment mise à nu par l'Abbé J.Carmignac, appartient à la même démarche intellectuelle et pastorale, si l'on peut qualifier de la sorte les initiatives des promoteurs imposteurs de "l'idéologie conciliaire" . Et plus généralement, les exégètes dom Botte, et A. Bugnini (ce dernier franc-maçon démasqué) ont procédé selon les méthodes de l'exégèse moderniste si amplement dénoncées par un auteur dans son ouvrage "Jésus Incorrect". Une pseudo "église primitive" est inventée de toutes pièces par ces savants, avec l'évocation mensongère par eux, de ses pseudo-rites au faux spontanéisme, de ses prétendus errements doctrinaux, et de son si fallacieux apparat de "mini-démocratie", religieuse, marginale, et de proximité.

Et singulièrement,  "répands l'esprit qui fait les chefs " (SIC!) 

cette formule-clé du nouveau rite prétend ressusciter une formule vivante, antique, et ouverte: trois adjectifs magiques, et spécifiques de la manipulation maçonique à l'oeuvre au coeur même des réformes conciliaires. Cependant elle ne représente que la projection débile des esprits modernes - abstraction faite de leurs desseins desctructeurs,  et gravement pervertis, qui ont mis au jour cette nouvelle religion.

 

4.- Enfin un argument intrinsèque, lié à la critique interne de cette formule rituelle, peut être trouvé a contrario à partir  l'exégèse théologique que l'on est en droit de réaliser de la formule traditionnelle du sacre.

 

a) Le rite montinien se cantonne à évoquer une prière à Dieu, afin "qu'il répande un esprit", un esprit qui en toute hypothèse n'est qu'un don particulier du Saint Esprit, et de surcroît peu identifiable. Cela est en parfaite harmonie avec la conception Réformée, a minima, des ministères, et du sacerdoce commun des fidèles. 

Bien au contraire, la forme sacramentelle essentielle pour conférer l’épiscopat  est la suivante :

«Complétez en votre prêtre la plénitude de Votre ministère, et, paré du vêtement de toute la gloire, sanctifiez-le par la rosée de l’onction céleste»14. Cette forme signifie de manière univoque les deux effets du sacrement, ainsi qu’il suit : (1) «la plénitude de Votre ministère», «le vêtement de toute la gloire» = le pouvoir de l’Ordre de l’épiscopat. (2) «la rosée de l’onction céleste» = la grâce du Saint Esprit

Cette forme est ternaire, et l'on ne doit pas s'en étonner, car ses antiques auteurs ont bénéficié d'une inspiration véritable du Saint Esprit, en l'élaborant sous cette forme, à la différence des fictives prétentions spirituelles des clercs de l'église conciliaire.   

  • La première proposition demande à Dieu de faire participer  la personne du prêtre, de la plénitude de la fonction de Prêtre du Christ, ainsi il sera comblé de la Grâce sacerdotale, donc de la vie surnaturelle qui va animer son âme de ministre.  

Afin que la communication du pouvoir d'ordre s'effectue entre le consécrateur et le le nouvel Evêque, ce dernier doit donner son assentimement exprès par avance à cette communication, il doit agir pour recevoir l'action suprême qui est cette communication; or dans le nouveau rite où est constatée cette acceptation par avance si l'expression verbale du don est équivoque et confuse ? En outre la communication a lieu par participation du nouvel évêque au pouvoir communiqué. Le pouvoir communiqué est toujours "lié", n'est jamais discrétionnaire, il est participé du pouvoir du consécrateur qui lui-même l'a reçu indirectement de Notre Seigneur à l'origine. Là encore l'on ignore la nature exacte du pouvoir communiqué à l'"évêque" conciliaire. Ce pouvoir paraîtrait à la limite discrétionnaire tellement il est exprimé d'une manière confuse, mais l'on sait qu'en réalité la secte conciliaire ne conçoit des pouvoirs dans l'Eglise que de nature de "service  au profit de la "communion" et au maximum de discipline communautaire...         

 

  • La seconde proposition indique qu'il sera ressemblant au Christ, il aura revêtu l'Homme nouveau, le vêtement divin, de la présence divine, à l'instar du Christ, auquel il sera identifié.

 Même si le nouveau rite identifiait par le truchement de cette communication, activement consentie, de pouvoir participé, le nouveau consacré à Notre-Seigneur, ce qui resterait à démontrer,  Jésus-Christ ne peut pas être ramené à un simple "chef"!

  • La troisième proposition   demande qu'il soit effusé par le Saint Esprit, qui doit l'absorber quasiment en lui, comme la rosée inonde, comme l'huile de la Grâce oint l'âme du successeur de Melchisédech.    

La grâce donné au nouvel "évêque" n'est expliciement pas l'effusion du Saint-Esprit lui-même, mais un obcsure, confus, syncrétique don émanant du Saint-Esprit!

 

b)  la qualification de cette authentique formule des origines de l'Eglise: 

 

- Cette forme de consécration de l'Evêque contient bien la mise en oeuvre de l'action de la Grâce divine qui doit combler le prêtre et le faire participer à la vie du Père, qui doit le faire ressembler au Souverain Prêtre qu'est le Christ, et qui doit l''absorber dans l'onction du saint Esprit. Il y a bien ici manifestation du "dépassement dialectique trinitaire," sur un mode logiquement et surnaturellement ontologique. Elle est réalisée en la personne des Successeurs contemporains des Envoyés  (apostolos) d'origine du Seigneur Jésus. 

- En concepts et langage thomistes il y a bien  union de , savoir :

    la forme (principe supérieur) agissant sur l'évêque consacré,  le complément de plénitude du sacerdoce divin,

    la matière, (principe inférieur) qui est sanctifiée par l'onction de l'Esprit.

    Et cette union, sans séparation ni confusion entre les deux principes,  aboutit à "l'information"  de cette dernière par Dieu, dans "le vêtement" de la présence surnaturelle dans l'âme humaine.  Il y a nouvelle actuation surnaturelle de la puissance humaine du prêtre.

- Enfin à l'appui de cette analyse, nous invoquerons cette remarque de monseigneur Jean Joseph Gaume, tirée de essai relatif à "la philosophie chrétienne" , évoquant la présence universelle de la Trinité, et  de l'unité trinitaire dans toutes les choses de la création,  ce que J. Chaudière a qualifié de dépassement dialectique humain, et a fortiori dans les réalités théologiques de la liturgie .

 

 

c)  L'affirmation de la "force" procède d'une philosophie où l'on peut discerner du panthéismee, du naturalisme,  du vitalisme, de l'animisme, mais cette notion philosophique ne comporte aucun correspondant conceptuel en théologie catholique. L'Autorité Divine, le Droit Divin, la communication de la vie Divine sont des notions participant de l'ontologie surnaturelle catholique, mais non la "force" comme réalité, cause, ou agent ontologique surnaturel.   

Dès lors, à l'opposé, la formule naturaliste, idéologique, et à la poésie inconsistante de la réforme Montini-Botte-Bugnini est rejetée à mille lieux de cette réalité historique de la Révélation Chrétienne,  de sa philosophie, de sa spiritualité vivante et de son indéfectible pastorale. Elle a été fabriquée de toutes pièces tel un conglomérat machiné à partir de matériaux scripturaires extraits de leur sources historiques , respectives, et cela dans les termes suivants :

, «Et maintenant répands sur celui que tu as choisi cette force qui vient de toi, l’Esprit qui fait les chefs, que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, qu’il a donné lui-même aux saints Apôtres, qui établirent l’Eglise en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la gloire incessante et à la louange de ton Nom"

Sans commentaire !        

                                                                              LUERNOS    

N.B. ce texte a été publié initialement en 2007, sur le site Gesta Dei Per Francos

Il a été revu et corrigé par l'auteur le 28 octobre 2012 à l'intention du présent blogue.

  

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