Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Catholicisme apparensiste ou dit "sédévacantiste" Catholicisme des origines, exégèse, philosophie, théologie, philosophie politique, histoire politique

Publicité

amour du compagnon detestation de soi

Comment résoudre la contradition apparente :

entre la norme donnée par Notre Seigneur Jésus Christ "aimes ton compagnon comme toi-même"

et la norme donnée par l'Imitation de Jésus Christ, "il faut se haïr" ?

 

 La norme principale à suivre est : "tu aimerais ton compagnon comme toi-même." Cette norme est semblable dans sa nature sur-naturelle, à la norme première : "tu aimeras Dieu de tout ton coeur ton âme ton esprit..." C'est par une conséquence obligatoire de l'amour que nous devons porter à Dieu, que nous devons faire du bien "à son compagnon" comme nous devons faire du bien à nousi-même.  Car notons que la véritable humilité est de tenter de s'aimer malgré ses défauts...

Or en agissant pour cet unique motif, nous ne faisons pas du bien au "compagnon " par sympathie pour lui, ou par admiration pour lui. Bien au contraire, nous sommes lucides, et nous avons toutes les raisons de le mépriser à la limite! Comme nous ne devons pas faire du bien à nous-même, accomplir notre devoir de vivre d'abord, de survivre, notre devoir d'état, quel qu'il soit ensuite, par un motif narcissique envers nos propres qualités, mais nous devons le faire, bien que nous devons humainement nous mépriser par stricte lucidité.

Or Dieu nous délivre de la stérilité et de la passitivité auxquelles conduit la lucidité des non-Chrétiens, et qui s'étourdissent de toute les manières pour y échapper. De notre faiblesse à nous, Notre-Seigneur a fait l'occasion de notre nouvelle force, mais une force reçue de lui seul! cfr l'enseignement de St Paul, indiquant que la "morale" (loi) hébraïque ne mène à rien

 A l'appui de mes dires , voici un extrait du "libéralisme est un péché" de Don Sarda y Salvany, (sur le site ACRF) 

Citation: La théologie catholique nous en donne la définition par l'organe le plus autorisé de la propagande populaire, le ca- téchisme, si plein de sagesse et de philosophie. Cette définition la voici : La charité est une vertu surnaturelle qui nous incline à aimer Dieu par-dessus toute chose et le prochain comme nous-mêmes pour l'amour de Dieu. Ainsi, après Dieu, nous devons aimer le prochain comme nous-mêmes, et cela, non d'une manière quelconque, mais pour l'amour de Dieu et par obéissance à sa loi. Et maintenant, qu'est-ce qu'aimer ? Amare est velle bonum, répond la philosophie, "Aimer, c'est vouloir le bien à celui qu'on aime". A qui la charité commande-t-elle de vouloir le bien ? Au prochain ! c'est-à-dire non à tel ou tel homme seulement, mais à tous les hommes. Et quel est ce bien qu'il faut vouloir pour qu'il en résulte le véritable amour ? Premièrement, le bien suprême, qui est le bien surnaturel ; immédiatement après, les biens de l'ordre naturel, qui ne sont pas incompatibles avec lui. Tout ceci se résume dans la phrase : "pour l'amour de Dieu" et mille autres dont le sens est le même. Il suit de là qu'on peut aimer le prochain, bien et beaucoup, en lui déplaisant, en le contrariant, en lui causant un préjudice matériel et même en certaines occasions en le privant de la vie. Tout se réduit, en somme, à examiner si dans le cas où on lui déplaît, où on le contrarie, où on l'humilie, on le fait, oui ou non, pour son bien propre, pour le bien de quelqu'un dont les droits sont supérieurs aux siens, ou simplement pour le plus grand service de Dieu. 1° Pour son bien. - S'il est démontré qu'en déplaisant au prochain, en l'offensant, on agit pour son bien, il est évi- dent qu'on l'aime, même dans les contrariétés et les dégoûts qu'on lui impose. Par exemple : on aime le malade en le brûlant avec le cautère ou en lui coupant le membre gangrené ; on aime le méchant en le corrigeant par la répression ou le châtiment, etc., etc. Tout cela est charité, et charité parfaite. 2° Pour le bien d'un autre dont les droits sont supérieurs. - Il est souvent nécessaire de déplaire à une personne, non pour son propre bien, mais pour délivrer autrui du mal qu'elle lui cause. C'est etc la suite page 24 du document cité....

En conclusion, le précepte spirituel de l'imitation de Jésus Christ est une norme inférieure, qui s'harmonise donc de la façon indiquée avec le principe émanant de Dieu lui-même, et confirmé par Notre-Seigneur.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article